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Un "signal" pour le détroit d'Ormuz : le porte-avions Charles-de-Gaulle franchit le canal de Suez, en route vers le Golfe d'Aden
information fournie par Boursorama avec Media Services 06/05/2026 à 15:53

Le porte-étendard de la marine française croisait depuis plusieurs semaines en Méditerranée orientale.

Le porte-avions Charles de Gaulle, en 2016 (illustration) ( AFP / ERIC FEFERBERG )

Le porte-avions Charles de Gaulle, en 2016 (illustration) ( AFP / ERIC FEFERBERG )

Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte ont franchi le canal de Suez mercredi 6 mai. La manoeuvre consiste à se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées. Par voie de commmuniqué, l'Elysée a pour sa part indiqué que ce prépositionnement est un "signal" que la coalition est "prête" et "capable" de sécuriser le détroit d'Ormuz.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme ainsi le ministère. Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il. Le passage de navires militaires dans le canal de Suez est autorisé, sans restriction, par la Convention de Constantinople, qui régit et garantit le libre usage de ce point stratégique connectant Méditerranée et Moyen-Orient.

Premiers jalons pour l'action d'une coalition à 40?

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février. Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées. "Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère. Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui. Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord. Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines. Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.

5 commentaires

  • 17:13

    "On va quand même faire respecter le droit international maritime" @camaross vous désignez tout particulièrement Israël et les US, non ? Car le détroit n'est pas dans les eaux internationales, une bonne partie (celle par où passent les navires) sont des eaux territoriales iraniennes.


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